"Le Fils du vent" de Henning Mankell

Publié le par Michel Sender

"Le Fils du vent" de Henning Mankell

« Il avait parcouru une très grande distance à pied sous la chaleur accablante. Au cours des dernières vingt-quatre heures, il avait, à plusieurs reprises, été pris de vertiges, croyant même frôler la mort. Une grande frayeur, ou plutôt une rage indomptable, l’avait poussé à poursuivre sa route. Le désert était immense. Il ne voulait pas mourir. Pas là et pas encore. » [*]

 

Qui est donc Hans Bengler, jeune étudiant suédois parti en Afrique du Sud en 1875 pour rechercher des insectes ? Pourquoi a-t-il pris sous son aile un enfant trouvé africain pour le ramener en Suède et l’abandonner ensuite ?

Voilà tout le terrible sujet de ce Fils du vent, un des romans « africains » de Henning Mankell (1948-2015), écrivain suédois surtout connu pour la série policière de l’inspecteur Kurt Wallander mais qui séjournait six mois par an au Mozambique.

Car la destinée du pauvre Daniel, déporté en une Scandinavie hostile et qui rêve sans cesse de pouvoir marcher sur l’eau pour rejoindre ses parents sur un autre continent, fascine et révolte à la fois l’auteur…

« Un roman ne décrit pas nécessairement ce qui s’est produit. Son rôle est de raconter ce qui aurait pu se produire », conclut-il.  

 

Michel Sender.

 

[*] Le Fils du vent (Vindens son, 2000) de Henning Mankell, traduit du suédois par Agneta Ségol et Pascale Brick-Aïda [Le Seuil, 2004], éditions Points, Paris, avril 2013 ; 384 p., 7,60 €.

Publié dans Littérature

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article