"Le Cas Fitzgerald" de John Grisham

Publié le par Michel Sender

"Le Cas Fitzgerald" de John Grisham

« L’imposteur se fit passer pour Neville Manchin, un professeur de littérature à l’université d’État de Portland. Et futur doctorant à Stanford. Dans sa lettre, sur un vrai-faux papier à en-tête de l’université, le « Pr Manchin » prétendait être un futur spécialiste de F. Scott Fitzgerald et avait très envie d’examiner les « manuscrits et autographes » du grand écrivain à l’occasion de son voyage sur la côte Est. » [*]

 

Dans Le Cas Fitzgerald, John Grisham quitte le roman judiciaire pour une intrigue policière sur fond de commerce de librairie et de vente de manuscrits originaux.

Cela lui permet, à travers son héroïne principale, en recherche d’inspiration et de calme pour terminer un livre, d’aborder à sa façon le sujet de la création littéraire et du travail promotionnel des parutions nouvelles par les tournées de conférences et de signatures, l’importance du nombre de tirages et des premières éditions.

Le scénario est ficelé avec suffisamment de romanesque et de rouerie calculatrice pour intéresser la lecture et donner à l’auteur la possibilité de développer son credo grand public : « La plupart des écrivains en disent trop. Cherche tout ce que tu peux enlever, phrases superflues, comme scènes inutiles. »

Il nous promène également en Floride dans une petite ville de littoral, Santa Rosa sur Camino Island, avec une communauté fermée d’artistes et d’écrivains locaux qui s’invitent mutuellement et déblatèrent les uns sur les autres…

Tout ce qu’il faut pour un page-turner de qualité et un best-seller annoncé.

 

Michel Sender.

 

[*] Le Cas Fitzgerald (Camino Island, 2017) de John Grisham, traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Defert, éditions Jean-Claude Lattès, Paris, mai 2018 ; 400 p., 23 €.

Publié dans Littérature

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