Librairies chéries (suite)

Publié le par Michel Sender

Rue des Pyrénées à Paris

Rue des Pyrénées à Paris

Les amoureux des livres sont des obsédés qui s’arrêtent dans toutes les échoppes où ils passent et dont, parfois, un livre reste associé au lieu de son achat.

Je me souviens du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry et du Silence des armes de Bernard Clavel, librairie Sainte-Cécile à Vaise.

Les publications cartonnées des éditions Solar, Julliard ou Presses de la Cité et les Bibliothèque Verte chez Flamme, à côté, Grande rue de Vaise, à Lyon.

Rimbaud, Baudelaire et Jules Laforgue au Livre de Poche, tourniquet du Grand Bazar de Vaise.

Madame Bovary de Gustave Flaubert et les Histoires extraordinaires d’Edgar Poe en Classiques Garnier reliés Prestige, librairie Flammarion, place Bellecour. Et les recueils de Raoul Bécousse ou Pierre Gabriel édités par René Rougerie. Les Lettres à un jeune poète de Rilke.

Lautréamont, chez José Corti, aux Nouveautés, sur la même place. Ou encore Jean Reverzy (les Œuvres en Textes/Flammarion), Charles Juliet et René Belleto chez POL, le Journal de Kafka traduit par Marthe Robert chez Grasset.

Les éditions de Minuit (« Arguments », Charlotte Delbo, Requiem d’Anna Akhmatova) et Maspero à La Proue. Aussi Risibles Amours et La Plaisanterie de Milan Kundera, dans la collection « Du monde entier » chez Gallimard.

Les « Petite Ourse » à la Librairie des Terreaux.

Les Vagabonds de Maxime Gorki (Mercure de France, relié) à Chatillon-sur-Chalaronne, Vie et Destin de Vassili Grossman (à moins que ce ne soit Migrations de Milos Tsernianski) à Saint-Amour, Résurrection de Léon Tolstoï (en Folio) Gare de Lyon à Paris, Le Liseur de Bernhard Schlink à la gare de Lyon Part-Dieu dans un point de vente Virgin tenu aujourd’hui par la Fnac.

Alcools de Guillaume Apollinaire, chez un marchand de journaux rue des Pyrénées à Belleville, une édition reliée de Gaspard des Montagnes d’Henri Pourrat à Ambert, Ruy Blas de Victor Hugo en collection Rouff à Vaison-la-Romaine, Gustave Geffroy à Noirmoutier, Franz Hessel à Sanary-sur-Mer, Louis Calaferte à Mornant, Raymond Carver à Rive-de-Gier, Le Bateau-Usine de Takiji Kobayashi aux éditions Yago (voir ce blog le 31 décembre 2009) à Saint-Martin-en-Haut…

Il me semble être entré (en dehors de Lyon et Paris) dans de grandes librairies également à Montpellier et Lille, à Strasbourg et Grenoble ou Chambéry, à Vienne en France (« Lucioles »), à Genève et Neuchâtel, à Turin et Rome (à la recherche de La letteratura americana e altri saggi de Cesare Pavese que je n’ai jamais trouvé), à Florence où j’ai pu acheter La Divina Commedia de Dante et Il Canzoniere d’Umberto Saba en belles éditions…

Nostalgie, quand tu nous tiens !

 

Michel Sender.

 

 Vers 1450, un peu partout en Occident, mais surtout, semble-t-il, dans les pays du Nord, on voit apparaître des « manuscrits » assez singuliers. Pas très différents, par l’aspect, des manuscrits traditionnels, mais dont on apprend bien vite qu’ils ont été « imprimés » sur du papier ou, parfois, sur une peau rare et fine, le vélin — à l’aide de caractères mobiles et d’une presse. Procédé assez simple. Un vif mouvement de curiosité prend naissance à ce sujet. [*]

Librairies chéries (suite)

[*] Début de la préface de Lucien Febvre à L’Apparition du livre de Lucien Febvre et Henri-Jean Martin [1958 et 1971], postface de Frédéric Barbier, « Bibliothèque de L’Évolution de l’Humanité », éditions Albin Michel, février 1999 ; 600 pages, 98 F.

Publié dans Littérature

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J
Très bel article. Les débuts de l'imprimerie nous excitent mais il faut se calmer, les premiers titres ont été religieux. On a imprimé la Bible, ce que voulait Luther ...Toujours les mêmes qui mènent la danse.
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M
Oui, les livres religieux (la Bible et le Coran) mais les poèmes et la philosophie, La Légende dorée en français, la Commedia en italien, inspirés de spiritualité mais autres... Rabelais et Montaigne, Shakespeare, Don Quichotte, etc. Et il n'y pas que l'Europe. Bien amicalement, Michel Sender.