Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 09:06

Amelia Earhart de Jennifer Lesieur

 

« Signé Mira Nair, Amelia raconte les amours et les exploits d’Amelia Earhart, première femme à avoir traversé l’Atlantique en avion dans les années 30. Cette reconstitution très académique se crashe, elle, dans l’eau de rose juste après le décollage. » (C. M., dans Télérama n° 3144.)

Pas facile de faire rêver, aujourd’hui, avec le personnage d’Amelia Earhart (1897-1937), une des pionnières de l’aviation, sur qui sort en France cette semaine un film avec Hilary Swank et Richard Gere et dont les premières critiques (du moins à en juger par celle, fort expéditive, de Télérama) ne sont pas très favorables.

Jennifer Lesieur (en 2008, sa biographie de Jack London a été remarquée chez Tallandier) s’y est essayé il y a quelques semaines dans une courte monographie des éditions Grasset [*] tandis que, ce mois-ci, un nouvel ouvrage de Bernard Marck, lui aussi entièrement consacré à Amelia Earhart, paraît chez Arthaud.

Pour ma part, pour tâcher de mieux comprendre le phénomène, j’ai confronté ma lecture du livre de Jennifer Lesieur avec celle d’un volume plus ancien signé Nevin Bell – en fait dû à la romancière anglaise Nona Coxhead (1914-1998) – dans la collection « Les Femmes célèbres » du Cercle du Bibliophile [**].

Il faut dire que Le Plaisir des ailes (The Fun of It) et Dernier Vol (Last Flight), livres d’Amelia Earhart traduits en français en 1932 et 1938 chez Gallimard, n’ont pas été réédités et que les sources restent essentiellement anglo-saxonnes, avec de nombreuses spéculations non vérifiées sur les causes de sa disparition.

Par son apparence physique (les cheveux courts) et par la spécificité de l’habillement des aviateurs du début du siècle dernier, Amelia Earhart fait penser à La Garçonne des années 1920 et en revendique d’ailleurs la liberté, tout en jouant de son image pour se faire connaître et financer ses projets.

Et à sa première traversée transatlantique, en 1928, où elle n’avait été que l’accompagnatrice de deux hommes (le pilote Wilmer Stultz et le mécanicien Lou Gordon), les médias avaient surtout retenu sa participation (une « première » féminine) et son apparence juvénile la faisant ressembler à Charles Lindberg, ce qui lui valut le surnom de Lady Lindy.

Elle n’eut ensuite comme ambition, avec le soutien de son manager – qui devint plus tard son mari – l’éditeur George Putnam, que de réaliser une nouvelle traversée de l’Atlantique, mais cette fois-ci en solo, ce qu’elle réussit en 1932 à bord d’un Lockheed Vega.

Amelia Earhart, sur les conseils de son époux, n’hésita pas d’ailleurs à faire de nombreuses démonstrations publicitaires (pour des marques de cigarettes ou de vêtements) et à tenter des records lucratifs (notamment en testant les premiers autogires Pitcairn), tout en publiant des articles et des livres faisant la promotion de l’aviation, de son organisation et de ses compagnies naissantes.

Elle orienta ensuite ses tentatives vers des survols de l’océan Pacifique : elle réalisa un vol Honolulu-Oakland en solitaire en 1935 et une nouvelle traversée Oakland-Honolulu en mars 1937 avec un Lockheed Electra plus récent. Et c’est la même année et dans le même avion qu’elle s’engagea, avec Fred Noonan comme navigateur et unique copilote, dans un tour du monde par étapes débuté le 1er juin au départ de Miami et qui devait s’achever en Californie, d’est en ouest…

Mais l’appareil d’Amelia Earhart et Fred Noonan, après avoir traversé sans encombre l’Atlantique, l’Afrique et l’Indonésie, disparut avec ses occupants le 2 juillet 1937 entre Lae en Nouvelle-Guinée et l’île de Howland dans le Pacifique. Les multiples recherches ne permirent jamais de les retrouver.

De là, une certaine légende d’Amelia Earhart, disparue encore jeune et auréolée d’une gloire toujours très photogénique !

Michel Sender.

[*] Amelia Earhart de Jennifer Lesieur, éditions Grasset, Paris, février 2010 ; 210 pages (+ 8 pages photos), 15 €.

[**] Amelia Earhart de Nevin Bell [Heron Books, Londres, 1970], préface de Nadine Lefebure, traduit de l’anglais par Anne-Marie Barrelet, collection « Les Femmes célèbres » distribuée par le Cercle du Bibliophile, Edito-Service, Genève, 1971 ; xx + 356 pages.

 

Par Michel Sender - Publié dans : Littérature - Communauté : Diaspora Zorange
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 05:17

Télé Ciné ObsNouvel Obs

 

Dans la série « Vous avez de la chance, j’y suis abonné », j’ai reçu hier le dernier numéro du Nouvel Observateur [*].

La semaine dernière, l’hebdomadaire titrait sur À quoi sert la psychanalyse (toujours en prévision du « réquisitoire » annoncé – voir ce blog le 28 février 2010 – de Michel Onfray) et cette semaine-ci est encore plus noire : c’est celle du Spécial Immobilier !

Personnellement, j’ai reçu une version Spécial Immobilier Lyon (Saint-Étienne, Bourg-en-Bresse…) mais cela ne change pas grand-chose. Il paraît que c’est vendeur mais, en ce qui me concerne, ça fait trente-deux (+ XVI) pages inutiles et à jeter. (Cela peut peut-être intéresser les gens de La Faute-sur-Mer ou de L’Aiguillon dont on va raser les maisons, mais j’en doute !)

Bref, c’est comme ça. Avec les palmarès des facultés, des lycées et des hôpitaux, cela semble un passage obligé des hebdos, nous dit-on…

Surtitre plus original dans le même numéro, Violences à l’école : le dossier – cinq pages à jeter ! « Violence scolaire “On n’est jamais tranquilles”, « Sept pistes pour en sortir » : blablabla, penses-tu. Comme ci, dans une société d’insécurité sociale, les collèges et les lycées seraient à part ?

Mais enfin, pour une fois, l’éditorial de Jean Daniel ne nous parle pas du Proche-Orient ou de la « deuxième gauche » (Jacques Julliard et Denis Olivennes veillent) mais de son cher Camus et d’une nouvelle mise en scène de sa pièce Les Justes : merci.

Rassurez-vous, on peut encore sauver quelques pages dans Le Nouvel Observateur : une interview de Sandro Veronesi sur « La fracture italienne », les bonnes-feuilles d’un nouveau livre de Roberto Saviano qui paraît chez Robert Laffont, etc. (À vous de juger.)

Mais, attendez ! La surprise heureuse ne vient pas du Nouvel Obs !!! Non, non. Elle vient de Télé Ciné Obs !

Certes, il y a longtemps que le Télé Obs ne parle plus de radio (il paraît que c’est réservé à une version « Cable »), mais ils ne nous entretiennent pas non plus de Carla, Nicolas et Rachida, ils n’en n’ont rien à foutre, eux, de « la guerre du buzz » à l’Élysée ou des « petits meurtres entre amis » dans la filière nucléaire française.  Non.

Cette semaine, Télé Ciné Obs titre, très sobrement, sur Demandeurs d’asile, la réalité en face. C’est à l’occasion de la sortie en France (dans combien de salles ?) d’un film documentaire de Claudine Bories et Patrice Chagnard, Les Arrivants, et Marie-Élisabeth Rouchy, Lucie Calet et Sylvie Véran réalisent six pages épatantes sur « la grande pagaille » pour les demandeurs d’asile en France et sur le travail de la Cafda (Coordination de l’accueil des familles demandeuses d’asile)…

Et l’éditorial de Richard Cannavo, entre autres excellents articles, évoque, lui, Simone Lagrange, « une survivante d’Auschwitz et l’un des témoins majeurs du procès Barbie » : « Quelque part, l’ombre de cette femme admirable est en nous pour toujours », conclut-il, à propos d’un documentaire qui sera diffusé jeudi à 23 h 05 sur France 2.

Alors, si, comme moi, vous en avez parfois (souvent ?) marre du Nouvel Observateur, achetez tout de même (c’est une boutade, car il s’agit d’un supplément dit « gratuit » qui « Ne peut être vendu séparément ») – et lisez le Télé Ciné Obs !

Michel Sender.

[*] Le Nouvel Observateur, numéro 2370 du 8 au 14 avril 2010, 3,50 €. www.nouvelobs.com

 

Par Michel Sender - Publié dans : Littérature - Communauté : Diaspora Zorange
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 07:39

Luis Sepulveda L'Ombre de ce que nous avons été

 

 

« Non. Ils n’étaient plus la jeune garde. La jeunesse s’était éparpillée en cent lieux différents, partie en lambeaux sous les coups de gégène des interrogatoires, ensevelie dans les fosses secrètes qu’on découvrait peu à peu, partie en années de prison, dans des chambres étranges de pays plus étranges encore, en retours homériques vers nulle part, et il n’en restait que des chants révolutionnaires mais plus personne ne les chantait car les maîtres du présent avaient décidé qu’il n’y avait jamais eu au Chili de jeunes comme eux, qu’on n’avait jamais chanté La Jeune Garde et que les lèvres des jeunes filles communistes n’avaient jamais eu la saveur de l’avenir. »

 

Avec L’Ombre de ce que nous avons été [*], Luis Sepúlveda nous brosse en quelque sorte le Nous nous sommes tant aimés ou La Nostalgie n’est plus ce qu’elle était du Chili, mais dans un roman qui mêle désenchantement politique et intrigue policière dérisoire.

 

« Je suis l’ombre de ce que nous avons été et nous existerons aussi longtemps qu’il y aura de la lumière », ajoute d’ailleurs un des protagonistes de ce livre gigogne.

 

Tout tourne en fait autour de réfugiés politiques chiliens revenus au pays et qui, privés par un stupide accident du concours du « spécialiste », un vétéran mythique des luttes anarchistes qui devait les accompagner, vont tenter malgré tout le dernier grand coup qu’il avait imaginé.

 

À eux trois, nos compères résument le parcours de nombreux militants de la période de l’Unité populaire au Chili (et Luis Sepúlveda l’évoque à la fois avec émotion et beaucoup d’humour) qui vivent encore dans le passé et ne retrouvent pas leurs repères dans la société contemporaine.

 

Mais, au mobile d’une aventure incertaine, Luis Sepúlveda (qui veut surtout ne jamais nous ennuyer) glisse de multiples histoires désopilantes dont lui seul a le secret. Il parvient ainsi à nous passionner et à nous emporter, par petits chapitres progressifs, vers une issue, sinon réjouissante, du moins positive et ouverte…

 

C’est écrit avec beaucoup de verve et de vitalité – du grand art !

 

Michel Sender.

 

[*] L’Ombre de ce que nous avons été (La sombra de lo que fuimos, Editorial Espasa Calpe, Madrid, avril 2009) de Luis Sepúlveda, traduit par Bertille Hausberg, collection « Bibliothèque hispano-américaine », éditions Métailié, Paris, janvier 2010 ; 160 pages, 17 euros. www.editions-metailie.com

 

 la-sombra-de-lo-que-fuimos

 

La couverture espagnole de L’Ombre de ce que nous avons été évoque une faucille et un marteau dissous dans le café. La couverture française, avec un angle d’électrophone à la marque bien visible, évoque, au militant lyonnais que je suis, les derniers sursauts (après Lip et d’autres) des ouvriers de l’usine Teppaz de Craponne dans le Rhône des années soixante-dix…

 

Par Michel Sender - Publié dans : Littérature - Communauté : les fous de lecture
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 05:40

Jorge Semprun Une tombe au creux des nuages

 

 

« L’Europe de Husserl n’est pas liée à un morceau de terre ni à un quelconque discours sur le caractère de la nation. C’est mieux que cela, sa seconde idée importante est le concept de “supranationalité”. C’est la première fois qu’un philosophe européen définit ce concept de façon aussi claire. Husserl défend une transformation digne de l’Europe sous son meilleur aspect : une supranationalité sans précédent, qui naîtrait de l’extraordinaire force spirituelle de l’Europe. Les nations, affirme-t-il, ne s’unissent que grâce aux dictats du commerce et à la lutte perpétuelle entre les pouvoirs, et il est nécessaire de progresser au-delà de cet état de fait. »

L’exemple des conférences d’Edmund Husserl en 1935 à Vienne et à Prague revient sans cesse sous la plume de Jorge Semprún au fil des Essais sur l’Europe d’hier et d’aujourd’hui regroupés cette année (après un premier mince volume, Mal et modernité, paru en 1995 chez Climats) sous l’invocation de Paul Celan, Une tombe au creux des nuages [*].

L’engagement lucide de Husserl, bientôt interdit par les nazis et renié par Martin Heidegger qui fut son élève, reste en effet fondamental en ce qu’il influença durablement de nombreux résistants – jusqu’à Jan Patočka, philosophe et dissident tchèque s’y référant dans ses cours et ses séminaires clandestins de la Charte 77.

De son expérience de Buchenwald et de sa passion néanmoins intacte pour Goethe à Weimar et la culture allemande, Jorge Semprun recherche avant tout le dialogue avec l’Allemagne, enfin réunifiée et « le seul peuple en Europe à pouvoir et devoir prendre en compte les deux expériences totalitaires du xxe siècle : le nazisme et le stalinisme », espérant que « dans cette double mémoire critique, l’Allemagne puisera les forces spirituelles qui aideront à un renouveau décisif de la raison démocratique en Europe ».

De même, dans cette construction nouvelle, Jorge Semprún appelle de ses vœux le retour « du rôle possible, de l’influence possible de la culture juive en Europe centrale et en Europe occidentale », cette « culture juive qui, au centre de l’Europe, donnait une ossature intellectuelle, une capacité prophétique et messianique et une rationalité critique »

Cela peut surprendre, cependant Jorge Semprún, qui, après l’effondrement du communisme, ne croit plus qu’à la force du marché et aux réformes démocratiques mais n’ignore pas les méfaits de la mondialisation de l’économie et les difficultés de la gauche européenne social-démocrate, se raccroche volontairement (désespérément ?) à « cette toile de fond historique, obsédante ».

C’est ce que Jorge Semprún martèle dans ses discours regroupés dans ce livre et prononcés entre 1986 et 2005 et qui composent comme une profession de foi.

Michel Sender.

[*] Une tombe au creux des nuages (Essais sur l’Europe d’hier et d’aujourd’hui) de Jorge Semprún, Climats (un département des éditions Flammarion), Paris, février 2010 ; 336 pages, 19 €.

 

Par Michel Sender - Publié dans : Littérature
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 06:56
Carrière Eco N'espérez pas...

« Je ne suis pas un vrai collectionneur. Toute ma vie j’ai acheté des livres simplement parce qu’ils me plaisaient. Par-dessus tout j’aime, dans une bibliothèque, le disparate, le voisinage d’objets divers, qui même s’opposent, se battent. » (Jean-Claude Carrière.)


« Il y a une différence entre le vertige “mesuré” d’une belle librairie et le vertige infini d’Internet. »
(Umberto Eco.)


En cette période où reviennent de manière récurrente les interrogations sur l’avenir du livre et sur les bouleversements provoqués par Internet, j’ai enfin eu envie de lire N’espérez pas nous débarrasser des livres [*] de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco paru l’automne dernier chez Grasset.


Car, bien sûr, ce qui est très intéressant dans ces entretiens réalisés par Jean-Philippe de Tonnac, c’est qu’il ne s’agit pas du énième débat ou face-à-face entre un partisan des livres et un admirateur d’Internet, ou vice-versa, mais d’un véritable dialogue entre deux écrivains qui pratiquent et qui connaissent l’informatique et qui sont également tous deux de grands bibliophiles.


Ainsi, sur Internet, leurs plus graves inquiétudes reposent essentiellement sur la fiabilité et la pérennité des supports techniques ou sur le tri des informations ou des connaissances plutôt que sur l’existence ou non de moyens modernes de communication.


En effet, Jean-Claude Carrière rappelle par exemple, un siècle après la création du cinéma, les difficultés de conservation des films, dont beaucoup sont déjà perdus, tandis qu’Umberto Eco relève que nous avons les mêmes soucis, au rythme des changements techniques, pour garder trace de textes enregistrés sur de « vieux » ordinateurs ou sur d’anciennes disquettes, etc.


Et leur conversation nous emporte sur l’avenir aussi bien que de supposées jérémiades sur le passé, sur la préférence des livres, qui, eux, tiennent la route, du plaisir physique de les tenir et de les toucher, d’en tourner les pages, et tutti frutti


Leur discussion (agrémentée de multiples anecdotes) tourne en réalité, et tout simplement d’ailleurs en partant de leurs propres intérêts, sur des questions beaucoup plus fondamentales. Comment connaissons-nous ce que nous savons ? Ce qui nous est parvenu au fil du temps est-il le plus important ? Quels sont les tris de la mémoire ou d’une société ? Comment détecter la bêtise ou le faux, apprécier la beauté ou la laideur des productions de l’homme ?


Devant tout cela, Jean-Claude Carrière et Umberto Eco expriment en fait leurs expériences et leurs contradictions personnelles, sans donner de réponses absolues ou toutes faites, soulignant au contraire souvent les manques ou les limites d’une pratique, les insatisfactions ou les frustrations, et comment finalement, dans un monde mal foutu et imparfait, on peut malgré tout exercer son quant-à-soi…


Et c’est bien cela qui compte avant tout – n’est-ce pas ?


Michel Sender.


[*] N’espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière & Umberto Eco, entretiens menés par Jean-Philippe de Tonnac, éditions Grasset, Paris, octobre 2009 ; 342 pages, 18,50 €.

 

 José Bergamin Le Clou brûlant

 

Dans l’actualité de Jean-Claude Carrière (tout aussi pléthorique que celle d’Umberto Eco), il faut signaler cette réédition d’un essai, préfacé par André Malraux et traduit par lui en 1972 chez Plon, de José Bergamín (1895-1983), Le Clou brûlant (El clavo ardiendo, publié ensuite chez Aymá à Barcelone en 1974). Ce livre original, jamais réédité et dont Jean-Claude Carrière explique que sa première édition avait été défigurée par une coquille typographique qui en dénaturait le sens, reparaît chez Les Fondeurs de Briques, 81370 Saint-Sulpice-la-Pointe (96 pages, 14 € ; diffusion-distribution : Les Belles Lettres). http://fondeursdebriques.perso.neuf.fr


Par Michel Sender - Publié dans : Littérature - Communauté : Diaspora Zorange
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