Ce cher Ken Follett

Publié le par Michel Sender

Corneille (Le Réseau)Corneille (Le Réseau) LdP

 

« Une minute avant l’explosion, le calme régnait sur la place de Sainte-Cécile. Dans la douceur du soir, une couche d’air immobile s’étendait sur la ville comme une couverture. La cloche de l’église tintait paresseusement pour appeler, sans grand enthousiasme, les fidèles à vêpres. Mais Elisabeth Clairet l’entendait comme un compte à rebours. »

 

En cette période estivale, je cherchais un roman policier ou un thriller (ce qui ne manque pas !) et, à la Bibliothèque de mon village, j’ai trouvé une édition d’un ancien livre (bien dans la suite de L’Arme à l’œil ou du Code Rebecca) de Ken Follet que je ne connaissais pas, Le Réseau Corneille.

 

Depuis, je me suis d’ailleurs aperçu que, sans doute à la faveur du succès des Piliers de la Terre (une grande adaptation télévisée en est annoncée) et d’Un monde sans fin, toute une série des best-sellers de Ken Follet, dont Le Réseau Corneille ou Le Vol du Frelon, sous de nouvelles couvertures, étaient remis en vente par Le Livre de Poche.

 

Le Réseau Corneille, l’histoire d’un groupe de femmes qui va réussir à détruire un central téléphonique primordial pour les Allemands et très gênant pour les Alliés à quelques jours du Débarquement, est l’exemple typique d’un livre de suspense impeccable, avec ses bons et ses méchants, et ses rebondissements incessants qui tiennent en haleine.

 

Il faut s’habituer à la technique anglo-saxonne de l’alternance des chapitres entre protagonistes et, ensuite, ça roule – et se lit comme des petits pains !

 

Michel Sender.

 

Le Réseau Corneille (Jackdaws, Macmillan, Londres, 2001) de Ken Follet, traduit de l’anglais par Jean Rosenthal, collection « Best-Sellers », éditions Robert Laffont, Paris, novembre 2002 ; 480 pages, 22 €. Au Livre de Poche (première publication : mai 2004), édition 09, Librairie Générale Française, Paris, avril 2010 ; 608 pages, 8 €.

 

 Antony Beevor D-Day

 

Très disponible également sur les présentoirs des Maisons de la Presse : D-Day et la bataille de Normandie (D-Day : The Battle for Normandy, Viking-Penguin, Londres, 2009) d’Antony Beevor, traduit de l’anglais par Jean-François Sené, Raymond Clarinard et Isabelle Taudière (première publication : Calmann-Lévy, Paris, 2009), Le Livre de Poche, Librairie Générale Française, Paris, juin 2010 ; 864 pages, 8,50 €.

 

Publié dans Littérature

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tipanda 23/07/2010 10:07


Ah, Ken Follett ! Il est surtout connu pour ses romans policiers.
En ce qui me concerne, je considère que "Les piliers de la terre" sont un travail historique bien meilleur que beaucoup d'écrits de prétendus historiens. Tu m'apprends qu'une adaptation télévisée
est en cours. Espérons seulement que le roman subira un meilleur traitement qu'en son temps, l'oeuvre de Umberto Eco. Pourquoi les cinéastes se croient-ils obligés de plonger le Moyen-Age dans une
ambiance constamment sinistre ? Si le monde avait été comme ils l'imaginent, l'humanité aurait disparu depuis longtemps.