Contes et devis de François Caradec

Publié le par Michel Sender



Plusieurs jours de fièvre, de große fatigue : syndrome grippal !

Pour moi la fièvre jette un froid et me met de mauvaise humeur.

Surtout quand je n’arrive pas à lire autre chose que VSD ou Paris Match chez le docteur.

À la maison, reçu le dernier Magazine littéraire de décembre sur George Orwell : trouvé bizarre le dessin de couverture d’Enki Bilal…

Pas réussi non plus à m’intéresser à Indépendance ou la philosophie du voyage en traîneau d’Eigil Knuth, un très court texte préfacé par Jean Malaurie chez Paulsen.

Vraiment la grande dépression !

Le seul livre, entre deux sommeils fiévreux, qui m’a sorti un peu de ma torpeur : Entrez donc, je vous attendais (Contes et devis) de François Caradec [*].

Un exemple :

Bibliophilie

Sur un rayon de sa bibliothèque, le vieux bibliophile, celui qui possède jalousement les lettres de Louise Colet à Gustave Flaubert, a posé une petite boîte vitrée portant cette étiquette :

« Préservatif ayant servi à Charles Baudelaire. »

 

On y retrouve l’humour oulipien et pataphysicien de François Caradec, grand spécialiste d’Alfred Jarry et d’Alphonse Allais, disparu il y a un an.

Michel Sender.

[*] Entrez donc, je vous attendais (Contes et devis) de François Caradec, éditions Mille et une nuits, Paris, mai 2009 ; 160 pages, 4 €.


Publié dans Littérature

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Francesca 30/11/2009 12:45


Oui, quzan on est petit et qu'on n'est pas trop malade, quelle joie de lire au lit officiellement du moins (j'étais une spécialiste des lectures sous les draps à la lampe électrique, mon père
exigeant "l'extinction des feux" à 21 h...). Mon souvenir le plus ancien est Andersen dont j'ai lu tous les contes vers 6 ans1/2 lors d'une sévère varicelle.
Bon rétablissement!


Francesca 29/11/2009 13:28


Ben alors, Michel...Ce n'est pas la forme habituelle !
Je me demande si je ne me ferai pas vacciner, moi qui rechigne à engraisser davantage les labos pharmaceutiques !
Où donc trouvz-vous de tels trésors ? Sur les quais ?
J'adore Caradec.
Bonnes lectures en attendant la guérison (j'aimais beaucoup être malade quand j'étais petite : on mange et boit au lit et on peut lire toute la journée sans se faire inciter à sortir !)
Vale !


Michel Sender 30/11/2009 09:08



Lors de la première grippe de mon existence (à l'époque le médecin de famille était venu à la maison), j'ai lu dans mon lit bien au chaud L'Etranger de Camus en collection Blanche
avec la jaquette du film de Luchino Visconti ! J'étais content de ne pas aller à l'école et d'être dorloté ! J'avais oublié, ou alors c'est l'âge, combien une vraie grippe épuise
totalement... Bien amicalement, Michel Sender.



tipanda 29/11/2009 10:43


Un truc : se montrer assez hargneux pour effrayer les virus. Normalement, la grippe doit se terminer dans une grande rigolade en attendant de rire jaune quand nous connaîtrons la facture des
vaccins. C'est le prix de l'aide aux labos nécessiteux.
Prends bien soin de toi.