La vie en rose

Publié le par Michel Sender



Décidément, il y a des jours où rien ne va !

J’étais tout fier d’avoir dégoté, pas cher (six euros), un « beau-livre » de l’année 2007 débité neuf par un discounter « Promo flash » – et c’est une nullité !

Je déteste le pilon, mais, parfois, on se demande…

J’attendais, attendri par le sujet, sans doute trop de cet album préfacé par Mademoiselle Carven, C’était la vie en rose [*], censé m’en apprendre un peu plus sur quatre auteurs de « roman rose » (Delly, Magali, Berthe Bernage et Max du Veuzit) qui hantent encore nos greniers ou nos caves.

De Delly, j’eus la confirmation qu’il s’agissait d’un frère et d’une sœur, Frédéric (1876-1949) et Marie Petitjean de la Rosière (1875-1947), de Magali (1898-1986) qu’elle s’appelait Jeanne Philbert, de Berthe Bernage (1886-1972) qu’elle avait conservé son vrai patronyme pour nous conter les aventures de Brigitte et que le véritable nom de Max du Veuzit (1876-1952) était celui d’Alphonsine Vavasseur.

À côté de cela, des reproductions de cartes postales, des couvertures des Veillées des chaumières, de La Vie en fleur, du Petit Écho de la mode, de livres des éditions Plon, Gautier-Languereau ou Tallandier, des extraits de chansons, d’affiches…

Mais nulle bibliographie, aucune analyse sérieuse du genre et, surtout, du travail réel de ces écrivains à la fois de l’ombre et de la lumière, d’une littérature industrielle (Simone Roger-Vercel poursuivit les Brigitte) mais si attaché(e)s à appartenir à la Société des gens de lettres !

Quand on aperçoit, au détour de cet album, un portrait de Colette, on mesure toute la distance – même si, elle aussi, elle commença comme « nègre » – qui sépare ces auteurs de romans roses de l’authentique écriture…

Michel Sender.

[*] C’était la vie en rose de Marie Guérin et Dominique Paulvé, préface de Mademoiselle Carven, éditions Hors Collection, Paris, octobre 2007 ; 120 pages, 25 €.

Publié dans Littérature

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anna 21/01/2010 17:25


Sir
you are right : I bought it and I was conned the book is rubbish: it is a bad copy of the same title published in 1994 by Lattes ( I think) which in itself is a fantasy full of mistakes on all the
fours authors examined. I don't know how some people
manage to get publishes
Yours sincerely
Evelyn Ross


Michel Sender 05/12/2009 05:22


A cause de la conclusion, je me suis mal fait comprendre : c'est l'album que je trouve nul, pas le sujet ! Je m'intéresse énormément à la littérature populaire et je suis déçu de cet album qui ne
traite pas sérieusement son objet. Merci de vos lectures, bien amicalement, Michel Sender.


tipanda 05/12/2009 00:39


Chacun(e) a dans un coin, bien caché, ses petits travers, ses inavouables. Pour certains, ce sera une tendance irrépressible à regarder "Plus belle la vie", d'autres avoueront difficilement une
nostalgie des années disco. Alors, on peut bien accepter un petit faible pour la littérature sentimentale.
Et puis, à tout prendre, il vaut mieux lire ça que ne pas lire du tout. Je me rappelle d'anciennes élèves dévorant des livres Harlequin dans le bus qui les amenait à l'école. Elles m'ont d'abord
agacée jusqu'au jour où j'ai compris qu'elles ne liraient pas du tout si on cherchait à modifier leur choix. L'orthographe de ces petits romans était correcte ; il est des cas où il faut s'en
contenter.


Korielle 04/12/2009 19:00


Je découvre ton blog au fil de ma ballade et ton article m'interpelle il m'est arrivé plus d'une fois d'être déçue par un livre jamais par la bibliothèque rose (rire) bonne soirée


Francesca 04/12/2009 17:07


Alors là...
"Qu'allait-il faire dans cette galère ?" me suis-je déjà demandée en jetant juste un coup d'oeil à la couverture, qui me rappela tt de suite en effet les çonneries que recevaient des voisines de ma
mère, genre Veillées etc...
"Souvenirs, souvenirs", c'est ça que tu attendais ?