Les deux vieilles femmes de Velma Wallis

Publié le par Michel Sender



Ce livre (je ne sais pas pourquoi elle intervient maintenant) est la réédition d’un ouvrage déjà paru, sous un autre titre, en 1997, chez le même éditeur.

En effet, Le Cadeau du froid [*], sous-titré Un conte de l’Alaska, est la traduction d’un récit, Two Old Women, de Velma Wallis, indienne de la tribu athabaskane, qui a connu un grand succès aux États-Unis en 1993, puis dans de nombreux pays.

Traduit en 1997 en français sous le titre, plus proche de l’original, de Les Deux Anciennes (Une légende de l’Alaska, de courage et de survie), ce livre nous revient donc aujourd’hui, intitulé Le Cadeau du froid, dans une nouvelle « édition révisée », nous dit l’éditeur.

Le sujet (il ne manque pas d’être émouvant) tient en quelques lignes : deux vieilles femmes, abandonnées sur la banquise par leur tribu qui ne peut plus les nourrir, réussissent à survivre et donnent un exemple à leur famille qui n’a pas eu foi en l’avenir.

Conte ou légende, histoire vraie colportée de génération en génération ? (« Les histoires sont des cadeaux que les anciens font aux plus jeunes », nous dit Velma Wallis), leçon de vie – ce livre exalte le respect des Anciens et rejette la « tradition » de leur abandon (décidé « collectivement ») au seuil de la mort, pour la survie du groupe !

Il y a de belles pages, notamment quand l’une des deux femmes se souvient de l’abandon de sa grand-mère…

Michel Sender.

[*] Le Cadeau du froid – Un conte de l’Alaska (Two Old Women, An Alaska Legend of Betrayal, Courage and Survival, Epicenter Press, Kenmore, 1993) de Velma Wallis, traduit par Gerald Messadié, illustrations de Joan Schlottenmeier, éditions Jean-Claude Lattès, Paris, novembre 2009 ; 178 pages, 12 €.


Publié dans Littérature

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tipanda 05/12/2009 10:38


Cela me rappelle un écho dont je n'ai pas les moyens de contrôler l'exactitude : il n'y aurait pas d'Inuit né en fin d'hiver. Les parents ne laisseraient pas vivre les bébés nés au moment de la
soudure quand les ressources alimentaires ne suffisent plus pour nourrir les mères et leur permettre d'allaiter les bébés.
Les adeptes de la théorie rousseauiste du "bon sauvage" apprécieront.